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Signature d’un accord-cadre sur les CPTS
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Après 5 mois de rencontres et d’échanges à un rythme intense, les négociations interprofessionnelles sur l’accord cadre portant sur l’organisation, la rémunération et l’évaluation des Communautés Professionnelles des Territoires de Santé (CPTS) ont enfin abouti.
L’ONSSF a signé le texte négocié le 20/06/2019.

L’ONSSF est satisfaite que ses propositions aient été prises en compte, en particulier concernant les indicateurs sur la périnatalité, reconnaissant ainsi la place essentielle que les sages-femmes tiennent dans le paysage sanitaire des territoires.
Ainsi, leur rôle dans l’accès aux soins non programmés a été reconnu au travers du choix des indicateurs évaluant les CPTS.
L’ONSSF ne peut qu’encourager les sages-femmes à intégrer ces communautés qui amélioreront la (re)connaissance de notre profession.
 
Le texte qui vient d’être signé est très globaliste et avait pour but principal de fixer l’enveloppe financière, ce sont les ARS qui superviseront les initiatives de CPTS localement.
 
C’est pourquoi, pour ne pas être invisibles et oubliées, les sages-femmes des territoires concernés ont grand intérêt à s’investir dans  l’élaboration de ces associations.
 
L’adhésion est gratuite, la convention est signée avec la CPTS et c’est la CPTS qui contractualise avec l’ARS.
Ainsi, il n’est pas nécessaire d’exercer en maison de santé ou cabinet de groupe pour intégrer une CPTS.
Une sage-femme qui travaille seule dans son cabinet à tout intérêt à intégrer ce type d’organisation pour pouvoir bénéficier d’un exercice coordonné, tout en restant dans ses murs.
 

Objectifs

Le premier objectif des CPTS est de permettre un meilleur accès aux soins pour tous  (surtout l’accès à un médecin traitant) et l’accès aux soins non programmés pour désengorger les urgences (objectif 2). 
Un 3e objectif est le parcours de soin et la collaboration interprofessionnelle (sur la base d’un projet de santé) ainsi que le lien ville-hôpital. Puis, à venir, tout le volet prévention, auquel nous souhaitons être associés.
La plupart des CPTS s’appuieront sur une plate-forme soit dématérialisée (appli) soit physique avec un secrétariat. Un dossier médical partagé est aussi prévu. 
 

Pour illustrer cela, quelques exemples concrets :

Objectif 2 : une patiente qui a besoin d’une consultation sage-femme en urgence contacte la cpts qui se charge de trouver un sage-femme disponible à proximité soit en envoyant un message d’alerte sur l’appli dédiée soit en prenant contact avec les sages-femmes du secteur adhérentes à la CPTS.
 
Objectif 3 : une femme sans sage-femme identifiée sort de la maternité ou des urgences gyneco-obstétricales , la CPTS peut être sollicitée pour trouver rapidement une sage-femme disponible pour le relais à domicile.
Autre exemple : la sage-femme libérale voit en consultation une femme qui nécessite un transport vers les urgences (urgences relatives bien sûr), elle active la CPTS pour lui trouver rapidement une ambulance disponible. Même chose pour un avis spécialisé.
 
Pour intégrer les CPTS, dans les 1ers retours que nous avons eus, un listing exhaustif des permanences des soins (PDS) des territoires concernés était tenu à jour et tous les praticiens étaient invités à des réunions de présentation. Dans certaines régions, l’ARS a chargé les URPS de diffuser les invitations.